Chères et chers collègues INFENES,
Nous espérons que vos vacances (qui 15 jours après la rentrée semblent déjà lointaines) ont été profitables. Nous aurions bien voulu formuler les souhaits d’une reprise sans trop d’encombres mais pour la plupart d’entre nous, cette rentrée est, comme tous les ans, à haute intensité. Ce ne sont pas les 100 postes d’INFENES créés sur toute la France (alors qu’il en faudrait 16000) qui diminuent la charge de travail de la très grande majorité des agents infirmiers ni les difficultés de prise en charge des élèves. Sans parler des académies comme Toulouse et Nantes dans lesquelles le piratage numérique entraîne des conditions de travail encore plus dégradées.
Le 26 juin 2026, sont sortis les arrêtés fixant la liste des actes et soins pouvant être réalisés par les infirmiers diplômés d’Etat et la liste des produits de santé et examens complémentaires que les infirmiers diplômés d’Etat sont autorisés à prescrire ou à renouveler. Nous attendons le cadrage ministériel de la DGESCO car se posent les questions de leur application à l’EN, des besoins de formations, de l’évolution du B0 des soins et des urgences de 2000, notamment.
Depuis cet été, les personnels infirmiers de l’Éducation nationale peuvent exercer, en dehors de leurs obligations de service, une activité de soins en tant qu’infirmier libéral, ainsi qu’une activité de soins dans un établissement public ou privé à but non lucratif, notamment un établissement de santé ou médico-social. Depuis toujours, nous défendons les INFENES qui souhaitent exercer une activité annexe que ce soit en soins infirmiers ou dans un autre champ de compétence. Néanmoins, force est de constater que la motivation principale de ce cumul est souvent la perte de pouvoir d’achat (de 30% depuis l’an 2000). Nous revendiquons l’augmentation du point d’indice et non de travailler plus pour gagner plus.
Vous avez sûrement entendu l’annonce du Ministre d’un questionnaire à destination des élèves de la GS à la Terminale sur les violences sexuelles et sexistes. Bien évidemment, il est urgent et prioritaire de protéger les 3 élèves victimes par classe. Cette mission, relevant de la protection de l’enfance, pose encore la question des moyens qui seront mis en place pour faire aboutir cette volonté. A l’heure où les INFENES sont débordées par la charge de travail, notamment en lien avec la santé mentale, des tâches supplémentaires doivent entraîner la création de postes. En outre, un questionnaire sur un sujet aussi sensible ne peut pas remplacer un professionnel formé au recueil de la parole.
Lors de cette rentrée, dans certaines académies, nous apprenons que des postes ou des compléments de services sont dépourvus pour des raisons de restriction budgétaire. De même, des postes sont laissés vacants, alors que des lauréats de concours en listes complémentaires (et recrutés parfois comme contractuels) auraient pu en bénéficier. On ne peut pas tolérer de telles restrictions au moment même où la santé mentale, la protection de l’enfance et l’inclusion sont placées au cœur des préoccupations.
Pour rappel, notre revendication est de 1 poste d’INFENES
par établissement et 1 poste par “tranche” de 500 élèves .
Quant au projet d’augmenter de 40% les plafonds des participations forfaitaires des soins , il est évident, à l’instar de la complémentaire obligatoire, que les salaires les plus modestes vont encore être impactés. Par ailleurs, les infirmeries risquent de devenir des “dispensaires” pour les élèves, à fortiori, si nous avons un pouvoir de prescription.
Le SNFOIEN défend, avec détermination, les INFENES tant au niveau individuel qu’au plan collectif . Des audiences pour porter et défendre nos revendications se tiennent dans les DSDEN, les rectorats ou au ministère.
Pour continuer à se battre pour obtenir la NBI handicap, signer la pétition
Au SNFOIEN, les revendications sont fixées de façon démocratique en congrès et transparentes : LES VOICI
Et pour nous permettre de continuer à porter votre voix :
Voter SNFOIEN / FNEC FP FO lors des élections professionnelles du 3 au 10 décembre 2026