| Chères et chers collègues INFENES, Le SNFOIEN vous souhaite une année 2026 qui vous apporte force, santé et espoir. Nous avons été reçus en audience au ministère le 8 décembre 2025. Vous verrez ci-dessous nos revendications et les réponses du ministère. |
| 1 . Nous revendiquons la création de 16 000 postes d’INFENES afin d’atteindre 1 INFENES par établissement et par tranche de 500 élèves (dans le 2d degré), l’arrêt des redéploiements et le réabondement des postes supprimés . Le ministère annonce que 100 postes d’INFENES seraient créés pour toute la France si le projet de loi de finance 2026 était acté. Dans le meilleur des cas, ce serait une goutte d’eau dans l’océan des besoins. Le ministère nous indique que les postes seraient répartis en fonction des besoins mais les critères de répartition ne sont pas définis. La santé mentale était une priorité nationale en 2025, elle le sera aussi en 2026 . Pour rappel, un tiers des 11/24 ans souffrent d’un trouble anxieux ou dépressif, ce chiffre est doublé chez les filles et il est de 45% à l’entrée en 2de. La réponse du ministère est, au mieux, la création de 100 postes d’INFENES,100 postes de PSYEN et 100 d’ASS. L’administration affiche clairement, que la priorité en santé mentale se fera sans réels moyens ! En parallèle, nous constatons que les consultations d’ordre psychologique, à l’infirmerie, explosent et que la santé mentale des agents infirmiers se dégrade. |
| 2. Nous demandons des éléments d’éclairage suite au vote de la loi IDE en juin 2026, notamment concernant : – le décret de la liste des médicaments et des actes que les IDE auront l’autorisation et la responsabilité de prescrire. Nous rappelons que notre revendication, depuis plusieurs années, est d’avoir un véhicule légal pour administrer des médicaments. Le droit de prescrire prend une autre dimension avec de nouvelles responsabilités pour un corps qui reçoit en consultation des mineurs sans représentants légaux . – la spécialité des INFENES pouvant être sanctionnée par un diplôme de grade 7 (master 2) indiqué dans la loi et ses répercussions en termes de recrutement, de rémunération, d’obligations. – l’intégration des IPA dans l’EN avec quelles missions, quelle rémunération ? A noter que le décret d’application de la loi est paru le 24 décembre 2025. Le ministère a peu de réponses à apporter car les textes interministériels ne sont pas parus. Il nous indique ne pas vouloir dégrader le positionnement en termes d’attractivité, ne pas avoir obligation de recruter en master 2. Des groupes de travail avec les organisations syndicales sont envisagés pour discuter de ce qui pourrait être transformé en ce qui concerne les missions.Cela ne nous rassure pas car nous considérons que les changements de missions, à fortiori à moyens constants ou presque, ne peuvent qu’aggraver davantage nos conditions de travail. Les expériences antérieures des “groupes de travail” nous ont montré que les besoins remontés et les demandes des personnels ne sont pas entendus ou à la marge. |
| 3- NBI : Nous revendiquons l’attribution de la NBI handicap pour toutes les INFENES sans condition, ni justification. 520 000 élèves sont en situation de handicap, ce qui correspond en moyenne à 70 élèves par INFENES. Nous estimons que ce chiffre est une justification suffisante qui démontre la charge de travail liée à l’inclusion. Nous demandons que notre ministère applique à toutes la profession, le décret n° 91–1229 du 6.12.1991 qui prévoit l’attribution de 20 points de NBI aux INFENES, qui ont la charge d’élèves lourdement handicapés, soit 98.4 € brut par mois. Nous prenons cette revendication très au sérieux avec une pétition nationale qui atteint plus de 2000 signatures d’INFENES et les SNFOIEN académiques se mobilisent auprès de leurs rectorats respectifs. Pour le ministère, l’inclusion est une mission des INFENES qui relève de la prise en charge collective. Il indique que pour les 3% d’élèves qui ont un taux de handicap de 80%, la NBI handicap constitue une reconnaissance. Nous ne sommes pas d’accord ! Il apparaît incohérent qu’une infirmière puisse percevoir la NBI pour un seul élève ayant un taux de handicap à 80%, tandis que d’autres, qui assurent le suivi d’un nombre bien plus important d’élèves dotés d’un PPS et/ou d’un PAI, en seraient privées. Il est pourtant avéré que des élèves dont le taux de handicap est inférieur à 80% peuvent nécessiter un suivi et/ou un accompagnement infirmier particulièrement soutenu. La DGRH nous précise que les NBI dépendent de mécaniques interministérielles avec un nombre fixé de NBI à répartir dans les académies. Nous refusons cette logique comptable au tableur excel. Le ministère prône l’inclusion, systématique et parfois forcée, d’élèves relevant, toutefois, d’ITEP ou d’IME ; il doit donner les moyens aux académies de rémunérer les agents infirmiers qui la vivent au quotidien. Signer la pétition pour revendiquer la NBI handicap |
| 4 . Revalorisations salariales : Le SNFOIEN souligne que l’attribution de l’équivalent du CTI en 2024 n’a pas permis de compenser les 32% de perte du pouvoir d’achat depuis 2000. Dans une profession très majoritairement féminisée avec, notamment, des familles monoparentales se retrouvant dans des situations précaires.(dans 82% ce sont des femmes), Le ministère indique qu’un effort a été porté sur l’indemnitaire (IFSE/CIA) ces dernières années. En plus d’être insuffisant, l’indemnitaire a un effet boomerang car, largement, diminué en cas de congés longue maladie et ne comptant pas pour le calcul de la retraite. |
| 5 . Promotions en HORS-CLASSE : nous demandons l’augmentation du taux de promus-promouvables à 30 % (il est de 11%) . Ce taux dépend de la DGAFP et nous continuons à le revendiquer afin que notre ministère appuie cette demande. Nous avons aussi rappelé notre revendication de rembourser le sacrifice des ex-classes supérieures qui ont perdu le bénéfice de leur promotion lors du changement de grille en 2022. A noter, FO a été le seul syndicat à voter CONTRE cette grille. Le ministère nous indique que pour compenser, il seront vigilants dans les académies sur les passages Hors Classe de ces agents. Nous refusons de rentrer dans le piège de la division et de la concurrence entre les agents. Le ministère doit permettre l’accès à la HC de toutes les ex classes supérieures sans diminuer l’accès à la HC des autres agents. |
| 6 . Droit à récupération des congés maternités sur les temps de congés annuels : Nous constatons que chaque académie applique la doctrine ministérielle de façon différente et souvent au détriment des agents. Notre statut est particulier au sein de l’EN car nous sommes des ATSS travaillant 44H par semaine et nos temps de « vacances » sont constitués de 9 semaines de congés annuels auxquels s’ajoutent des RTT. Nous continuons à nous battre, dossier par dossier, pour que notre corps, largement féminisé, bénéficie de ce droit. Le ministère s’engage à faire une information auprès des DPATS sur ces difficultés. |
| Le même jour, notre fédération, la FNEC FP FO, et ses 4 syndicats d’INFENES, d’ASS, de PsyEN et de médecins ont été reçus en audience également sur le sujet des assises de la santé scolaire qui comprend le plan santé mentale. Un compte rendu dans une autre communication vous sera faite sur cette réforme de la santé scolaire qui dégrade nos conditions de travail et de santé des élèves. |