Nous, INFENES réunis le 8/10/2026 à AUCH, syndiqués et non syndiqués, demandons l’abandon
du dispositif de questionnaire VSS.
En effet, la libération de la parole demande une relation de confiance avec un personnel qualifié à
l’écoute. Un questionnaire n’est donc pas un outil adapté, il peut même être contre-productif et
anxiogène.
Il fait peser une charge psychologique sur l’enfant et l’adolescent qui devient responsable de la
révélation ou non des abus. De plus, avec des services d’ASE et des parquets exsangues, la prise en
charge tardive ou l’absence de prise en charge aurait des impacts délétères sur l’élève.
Ce dispositif représente des risques pour les élèves mais aussi sur les personnels, notamment les
INFENES, qui vont se retrouver avec une charge de travail impossible à effectuer. Il nous est indiqué que
cette mission serait prioritaire, mais que faire des autres priorités et urgences que nous traitons déjà au
quotidien ? Qui prendra en charge les élèves en souffrance dans les collèges/lycées dans lesquels nous
ne serons pas présentes -puisque mobilisées sur le 1er degré ?
Selon l’article L 4121-1 du code du travail, l’employeur a obligation légale de prendre absolument toutes
les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses
salariés. Cela inclut pleinement la prévention des risques psychosociaux tels que : le stress au travail,
l’épuisement professionnel psychologique et physique, les troubles psychiques et traumatiques liés aux
révélations, la charge mentale liée à la pression et à l’injonction de tout ce qu’implique cette passation (
en amont et en aval ), la lourde responsabilité professionnelle qu’elle engendre et la surcharge de travail
au quotidien.
Nous sommes déjà forcés de prioriser nos missions dans l’urgence ( crise suicidaire, refus scolaire
anxieux, élèves à besoins particuliers, élèves bénéficiant d’un PAI, santé mentale, urgences
quotidiennes…) sans mentionner toutes les urgences spécifiques à chaque établissement ( filières
professionnelles, double site, premier degré, etc.)
D’autre part, en raison du non accès à notre application métier dans l’académie de Toulouse, seul
support légal, nous travaillons déjà depuis la rentrée dans des conditions très dégradées et
insécurisantes.
En moyenne, chaque professionnel devra assurer les séances d’EVAR/S pour 23 classes avec une
possibilité de 69 signalements. Avec les moyens actuels c’est intenable.
Nous refusons aussi d’être considérées comme interchangeable avec les 3 autres corps santé-psycho-
social (Médecin, ASS, Psyen) nous avons chacun nos expertises et missions spécifiques.
Même si laprotection de l’enfance fait partie de nos missions, elle relève de l’expertise principale des ASS.
C’est parce que la protection des 3 élèves par classes victimes de VSS est pour nous essentiel est
urgent que nous demandons l’abandon pur et simple du dispositif de questionnaire et la création massive
de postes dans tous les corps santé-psycho-social.
Pour les INFENES, nous revendiquons 1 INFENES par EPLE et par tranche de 500 élèves, limite minimale pour assurer nos missions.
Motion votée à l’unanimité