Nous ne comptons plus le nombre d’élèves sous traitement psychotropes dans les établissements et les internats. Les cellules d’écoute psychologiques suite à des tentatives de suicide se multiplient.
Pourtant, dans la continuité des mesures issues des « Assises de la Santé scolaire » (boycottées FO), le ministère voudrait nous faire valider :
– des projets de protocole en santé mentale 1er et 2d degrés pour pallier le manque de personnels qualifiés, avec les conséquences que cela implique en termes de responsabilités et de risques réels pour les élèves qui pourraient être mal orientés et mal accompagnés.
– Une instruction de la DGESCO vers l’Agence Régionale de Santé pour une protocolisation des prises en charge des élèves qui devraient « rentrer dans des cases ». Ces logiques procédurales font perdre leur autonomie professionnelle aux personnels de santé scolaire. C’est la standardisation des réponses apportées au détriment des particularités de chaque situation. Etudier la situation d’un élève demande du temps et des échanges entre professionnels, or nous n’avons ni assez de temps ni assez de personnels.
– Un projet de changement de la loi sur les plans d’accompagnement personnalisé (PAP) officialisant l’absence de médecins scolaires.
A cela s’ajoutent : le recrutement de référents « santé mentale » non qualifiés, la création de la fonction de PsyEN Conseiller Technique en santé mentale et le regroupement des quatre corps (INFENES, ASS, PsyEN et médecins) sous l’autorité du DASEN, la mutualisation des missions pour compenser la pénurie de personnel et l’extension du champ d’intervention au 1er degré sans les moyens adéquats.
Lire ci-dessous le communiqué de notre fédération le FNEC FP FO.
Nous ne voulons pas de cette réforme !
Nous voulons des moyens !