Lycéens TOUJOURS en danger à Auch !
C’est TOUJOURS NON pour la suppression du poste d’infirmière des lycées Pardailhan et Le Garros
Le vote du CSA académique (instance réunissant syndicats représentatifs et administration du rectorat) du 24 mars 2025 a acté la suppression du poste d’Infirmière des lycées Pardailhan et Garros dans le Gers et le maintien d’un poste provisoire pour un an.
Ce poste provisoire arrivant à son terme à la fin de cette année scolaire, les 2 établissements vont se retrouver avec 1 seul poste chacun au lieu de 1.5 postes, ce qui n’est pas envisageable notamment en raison de l’explosion des consultations en lien avec la santé mentale.
Le ministre de l’Education nationale l’a lui-même rappelé: un tiers des 11/24 ans souffrent d’un trouble anxieux ou dépressif, ce chiffre est doublé chez les filles et il est de 45% à l’entrée en 2de. L’année 2026 est, comme 2025, grande cause nationale de la santé mentale mais avec quels moyens ?
Par ailleurs, un établissement ouvre dans le 81 et depuis des années, la politique de l’académie de Toulouse est de redéployer des postes pour abonder les ouvertures d’établissement. Nous redoutons que d’autres postes soient re-déployés comme pour le poste d’infirmière commun aux lycées Pardailhan et Le Garros, le deuxième poste au lycée Bourdelle (82), celui de la cité scolaire de Bellevue (81), celui des lycées de Rascol (81) …
Nous revendiquons que les créations de postes annoncées dans le cadre du PLF 2026 (100 créations pour l’ensemble du territoire français) soient utilisées pour l’ ouverture de l’établissement et ré-abonder les postes supprimés.
Les élèves sont en souffrance, il est inconcevable de supprimer un poste d’infirmière scolaire.
Pour rappel, ces 2 lycées généraux, technologiques et professionnels accueillent près de 2100 élèves, dont 600 élèves internes environ, avec 2 Ulis Pro, une 3e prépa-métiers, la MLDS.
L’INFIRMIÈRE est indispensable pour assurer le suivi de la santé des élèves avec en moyenne 5000 consultations d’élèves par an, 200 dépistages infirmiers , l’accompagnement des élèves bénéficiant de protocoles particuliers : 120 PAI (pathologies chroniques) et 120 PPS (élèves notifiés MDPH), la délivrance de traitements pluriquotidiens (20 piluliers) dont un nombre non négligeable de psychotropes y compris dans les internats.
L’INFIRMIERE est indispensable pour contribuer à la protection de l’enfance avec en moyenne une dizaine de signalements au procureur par an.
L’INFIRMIÈRE est indispensable pour agir et prendre en charge les situations urgentes avec en moyenne durant l’année scolaire: 30 recours au SAMU, une dizaine de gestions de crises suicidaires , 15 hospitalisations sur l’initiative de l’infirmière en lien avec la santé mentale et/ou physique, 20 recours à la contraception d’urgence.
L’INFIRMIÈRE est indispensable pour intégrer la dimension “santé” à la réussite scolaire et au bien-être des élèves grâce au maillage avec les autres professionnels dans et hors établissement.
L’INFIRMIÈRE est indispensable pour la prévention et l’éducation à la santé, la formation au secourisme, la lutte contre le harcèlement, l’éducation affective, relationnelle et sexuelle.
Dans un département rural connu pour sa désertification médicale, les infirmières scolaires sont en 1ère ligne. A ce jour, l’infirmerie est le seul lieu ouvert quotidiennement où les jeunes peuvent consulter à la demande et en toute confidentialité un professionnel de santé.
La suppression d’un poste d’infirmière scolaire en vue d’un redéploiement est incompatible avec l’intérêt des élèves, des familles et des équipes d’établissement.
Seules des créations de postes peuvent répondre aux besoins croissants des élèves !
*image générée par IA (gemini)